l’Édito du Président

Erwann Dupont, président de la CMCAS Loire-Atlantique Vendée

Édito du Trait d’Union n°41 – octobre 2018

CAMIEG, 348 millions d’excédents, ce sont nos cotisations, invitons-nous au débat !

11 ans après la création de la CAMIEG, 7 ans après la création d’Énergie Mutuelle pour gérer la CSM et la CSMR, il est temps d’ouvrir un débat global sur notre couverture santé, sur l’utilisation de ses excédents et de faire le bilan de l’efficacité entre régime spécial de Sécurité Sociale (CAMIEG) et mutuelle (MUTIEG). Les employeurs proposent de baisser les cotisations CAMIEG pour résorber les 113 millions d’excédents du compte des actifs. Certains applaudissent de deux mains… En réalité, il s’agit d’un véritable holdup qui, à terme, risque de transférer nos remboursements de santé vers Énergie Mutuelle (ex MUTIEG) avec, comme conséquences directes, une forte augmentation des cotisations et un affaiblissement des remboursements.

La CAMIEG dispose d’excédents très conséquents, constitués par les cotisations destinées à financer la couverture maladie et maternité des électriciens et gaziers : 113 millions d’euros sur le compte des actifs et 235 millions d’euros sur le compte des inactifs, soit 348 millions d’euros au total ! Les électriciens et gaziers et leur famille disposent aujourd’hui d’une couverture à trois, voire quatre niveaux avec les options CORT et SODELI. Cette couverture globale est de très haut niveau, au regard de contrats couvrant les salariés d’entreprises comparables.

Faudrait-il, comme certains le proposent, réduire fortement et brutalement les cotisations CAMIEG pour « vider » les excédents et « améliorer » le pouvoir d’achat ? C’est une vue à court terme qui ne dessine qu’une volonté de modifier en profondeur le système actuel, en affaiblissant notre régime spécial au profit d’Énergie Mutuelle. Cette proposition ne garantit pas une solution durable, les coûts de gestion mutualistes sont bien supérieurs à ceux de la CAMIEG et seraient répercutés à terme sur les cotisations.

Selon les dernières projections financières sur notre régime, il est possible d’augmenter ces prestations avec une enveloppe globale de 15 millions d’euros, tout en garantissant la stabilité de nos comptes jusqu’en 2025. Même en baissant la cotisation des inactifs, jusqu’à l’aligner sur celle des actifs !

Cela permettrait de maintenir le très bon niveau de garanties, tout en maîtrisant mieux les cotisations. Utiliser les excédents en redonnant la priorité à notre régime spécial de Sécurité Sociale garantirait de stabiliser les cotisations supplémentaires (CSM et CSMR) voire, à terme, de les faire baisser. Mais pour les Employeurs, cela veut dire qu’il faut renoncer à faire du « cash » à partir de notre salaire socialisé…

« La Sécurité Sociale est la seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien-être de nos citoyens. Faire appel au budget des contribuables pour la financer serait subordonner l’efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières. Ce que nous refusons. »
Ambroise croizat (1946)

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